Quand consulter ?

Douleur aigüe

S’il n’y a pas eu de gros traumatisme nécessitant une prise en charge hospitalière, les douleurs aigües d’origine musculo-squelettique doivent s’atténuer naturellement rapidement en quelques jours et vous devez observer une constante amélioration. C’est le processus naturel de guérison, qui fonctionne la plupart du temps à merveille et il est inutile de « courir chez l’ostéopathe » dans les premières heures qui suivent l’apparition des symptômes douloureux.

Il peut par contre devenir pertinent de consulter si au bout de 2-3 jours vous n’observez aucune amélioration, voire une aggravation des symptômes : cela veut dire que les mécanismes naturels de guérison n’arrivent pas à prendre le dessus, souvent à cause de ce que nous appelons une « lésion ostéopathique », c'est-à-dire une dysfonction somatique qui empêche ces mécanismes de faire leur travail. Dans ce cas un traitement est souvent très bénéfique et suffisant.

Douleur chronique

Si les symptômes sont installés depuis plusieurs semaines, voire mois ou années, on parle alors de douleur chronique et les mécanismes en jeux sont souvent très différents de ceux présents dans la douleur aigüe, avec dans tous les cas une composante proprioceptive importante, renforcée parfois par une composante émotionnelle et psychologique. Plusieurs séances peuvent alors être nécessaires et les progrès vers la guérison varient d’une personne à l’autre. Pour mettre un cadre à la prise en charge des douleurs chroniques, je conseille souvent 3 à 4 séances avant de faire un bilan pour évaluer s’il y a une amélioration significative et si c’est le cas, de convenir du plan de prise en charge ostéopathique approprié. Si ce n’est pas le cas, je vous conseillerai très probablement de consulter votre médecin traitant ou vous orienterai vers un autre type de prise en charge thérapeutique.

En prévention

L’ostéopathie est une excellente médecine préventive qui permet de diagnostiquer et traiter les restrictions de mobilité avant qu’elles ne creusent le lit de dysfonctions plus importantes qui se traduiront par des symptômes douloureux plus ou moins chroniques.

Les traitements préventifs sont particulièrement conseillés pour accompagner :

  • les sportifs de haut niveau qui sollicitent intensément leur système musculo-squelettique et ont besoin d’être à leur plus haut potentiel ;
  • les sportifs débutants qui n’ont pas le gainage musculaire suffisant pour protéger leurs articulations en cas de dysfonctions latentes et risquent de se blesser facilement ;
  • les femmes enceintes dont le corps doit avoir la mobilité nécessaire pour s’adapter sans trop de tensions aux besoins morphologiques de la grossesse ;
  • les personnes d’âge mûr : à partir d’un âge que l’on situe généralement autour de 40 ans, le renouvellement cellulaire ralentit et les tissus perdent de leur plasticité. Cela se traduit, entre autre, par l’apparition de raideurs et de tensions et d’un temps de récupération plus important… Ce processus s’accentue avec le temps et il est important, pour garder une bonne qualité de vie, de compenser par des mesures préventives visant à conserver le plus de mobilité possible.